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Alors, qu’est-ce que donc que ce joyeux bazar ?

Cela fait un moment que vous et moi n’avions parlé ensemble, juste comme ça, pour le plaisir. C’était bien, ce temps, où je pouvais dessiner dans le vent et vous dire n’importe quoi… rassurez-vous, ce temps-là n’est pas achevé, je le fais toujours. Maintenant, vous avez seulement l’impression que Lie et moi, on est devenus des vieux cons.

Nous avons tous les deux vingt piges passées, on peut dire qu’on est assez jeunes. Donc restons sur le principe que nous sommes des cons.

Mais rappelez-vous, les cons ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît.

Alors, qu’est-ce que DRAMO ?

Très simplement, cela fait plusieurs articles que je vous rebats les yeux avec “gnagnagna mon ancien serveur Minecraft“, “jebebite le jeu de rôles, et là t’as bidule qui lance une boule de feu“… maintenant, nous avons décidé de synthétiser tout cet énorme marasme en un gigantesque univers polygraphe, où nous sommes nos propres héros !

Je ne peux, pour l’instant, pas tout vous révéler sur tout ce qui se profile sur la question. Mais seulement vous parler de DRAMO, et seulement de DRAMO. J’aime répéter sans arrêt, DRAMO, comme ça, je trouve que ça fait classe.

L’Histoire du Guerrier, c’est un peu ce à quoi je correspond. Ce qui fait de moi la personne que je suis, là, à vous écrire des phrases digressives du haut de mon clavier. Rogah, alias Frogahkiin, alias la Grenouille, alias #beaucouptropdalias, c’est moi. C’est ce qu’on appelle le culte de la personnalité les enfants.

Mais Rogah ne serait pas Rogah sans ses amis et ses “ennemis”. Tout ceux et celles que vous avez pu voir dans cette très courte HUM HUM histoire sont des gens qui comptent, qui ont compté, qui compteront, pour moi.

Et si vous voulez du détail, vous pouvez vous gratter ! Faut pas déconner non plus, laissons un peu de mystère !

L’histoire, prenez-la telle qu’elle est. Elle représente à la fois le personnage que je suis (oui, oui, je suis une énorme brute sans cervelle au cœur de glace) et aussi la personne que j’aimerais être (un gros barbare ouais ouais). Imaginez alors, Neigi, Ether, Bohor, Isio, ceux-ci sont de vraies personnes de la réalité véritable. Cherchez bien. Vous pouvez trouver des choses relevantes ici bas.

Voici ce que vous pouvez retenir de cette entreprise pour le moins houleuse :

  • Je fais ça en compagnie de Messire_Lie, alias Isio (oh mon dieu), alias Lie, alias #tellementdaliasqueturisquesdedéceder, et sans lui, DRAMO n’existerait pas. Même dans nos rêves les plus fous.
  • Beaucoup de personnes ont contribué bon gré, malgré elles, à mettre l’univers de DRAMO et ses personnages sur pieds.
  • Non, vous ne rêvez pas, les DRAMO ne sont pas terminés. Là, nous avons traité mon avatar, Rogah le Guerrier… mais tous les personnages méritent qu’on s’y attarde longuement.
  • Il y a plus d’une cinquantaine de personnages. Cinquante.
  • Lie et moi, on est les patrons, les chefs, les têtes de file, on peut tout faire, tout concevoir, mais on y arrivera pas tout seul. D’autres plumes et d’autres tablettes s’ajouteront à ce périple !
  • CINQUANTE !

  • Promis, on fera une vidéo pour vous parler, face à face.
  • Cinquante.

 

Ce blog risque fort d’être joyeusement pollué par DRAMO, car ce projet nous tient plus qu’à cœur, c’est notre fils, notre bataille. Faut pas qu’elle s’en aille. Ohohoho.

Soyez nos juges, soyez nos lois, ça nous fait pas peur.

Et avant que Daniel se décide à revenir affronter la céréale chevaline, on s’en ira dans un bruissement de cape, à la façon d’un méchant des années 80.

Prochainement, vous découvrirez un nouveau DRAMO ! Restez vigilants !

 

direction artistique :  Messire_Lie                scénario : Frogahkiin

 

DRAMO, Life

Retour sur DRAMO – Le Guerrier

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54. DRAMO - Lève-toi, Guerrier.png

illustration colorisée et optimisée par Clément Lieven, alias Messire_Lie

C’était une nuit d’orage, une belle nuit, terrifiante et tonitruante qui se déclarait en Cysgod. Les gouttes de la pluie tombaient avec force, se plantant dans les herbes et les arbres morts, de merveilleuses hallebardes d’eau froide.

Une masse sombre évoluait dans cette tempête, sans crainte ni défaillance. La silhouette grimpait peu à peu les marches rustiques d’un tertre isolé, quelque part dans les montagnes de Noxora…

Qui était-ce ?

Quelle importance ?

L’être, coiffé d’un casque rouillé, orné d’un panache déplumé, marchait seul sur cet escalier moussu. Animé d’un désir inconnu. Son armure recevait l’éclat de l’averse, cela ne dérangeait pas son propriétaire. Il était drapé d’un immense manteau de fourrure blanche, salie par le temps et un entretien des plus sommaires. L’être ne semblait pas avoir froid. Pas du tout.

Ce qui intéressait ce personnage, c’était la chose au sommet de ce tertre. Une tombe nue perdue dans les gravats et les rocailles. La terre, depuis longtemps inerte, était recouverte d’un épineux en piteux état.

Une inscription dessus ?

CI-GÎT
ROGAH
Gloire au Vainqueur de l’Atrophié

L’être inclina la tête pour mieux lire la stèle. Aucun intérêt. C’était la dépouille qui importait. Une volute de magie, d’un blanc de brume, ruissela entre les doigts de l’être. L’étincelle s’éleva doucement, puis de petits éclairs commencèrent à apparaître, pour frapper les monticules de terre alentours. La boule se mit à grossir, elle prit de l’ampleur, les éclairs se firent brutaux, violents. Ils zébrèrent la tombe, brisèrent la stèle en fragments de poussière. La terre se souleva, les cailloux explosèrent, volant dans la marée de pluie…

Qui était-ce ?

Un vandale, un pilleur de tombes, quelle importance ?

C’est la dépouille qui importait. Dans un ouragan sifflant, froid et rude comme le solstice d’hiver… il s’éleva. Le cadavre de Rogah, le Vainqueur de l’Atrophié, héros d’un temps jadis, émergea de sa tombe.
Le marionnettiste, ordonnateur de ce triste spectacle, poursuivait son ouvrage. La volute de magie se promenait d’une main à l’autre, et le cadavre lévita pour lui, à quelques mètres du sol en désordre. Rogah n’était plus qu’un corps sans vie. Une dépouille squelettique. Méconnaissable. En un tournemain, usant d’un affreux sortilège, l’être redonna à Rogah son lustre d’autrefois. Son apogée.

Il lui rendit son armure d’os, son manteau en lambeaux, et lui offrit de nouvelles jambes, composées de chair putréfiées… spectrales… Les orbites vides du crâne du Vainqueur de l’Atrophié s’illuminèrent. De petites chandelles s’étaient doucement allumées.

Rogah ne pouvait pas respirer. Pourtant, il se sentait à nouveau vivant. La douleur ne l’avait pas quitté. Il se souvenait de… la guerre. La guerre infinie. La guerre qui tue, enlève, dérobe aux gens de bien. Un frisson de colère naquit dans son coeur de mort. Il n’avait que trop dormi. Soudain, surpris par une immense et fulgurante faiblesse, Rogah s’agenouilla devant son bienfaiteur. Il l’observa sans jugement aucun.

Qui était-ce ?

Quelle importance ?

Serait-ce un guerrier, lui aussi ?

L’être contempla un long moment le cadavre qu’il venait de réveiller. Avec des gestes précautionneux, il s’empara du casque qui masquait son visage. Un visage défiguré. Une balafre profonde, montant du cou jusqu’au sommet du front. Vieux combat. Autre vie. Autre époque. Cela n’évoquait rien dans l’esprit malade du Vainqueur de l’Atrophié.

Rien… une rancoeur ? Une vengeance ?

Non.

De la gratitude. Il devait remercier cette personne. Il sentait, tout au fond de lui, que c’était ce qu’il ferait de mieux, à présent.

« Lève-toi, Guerrier. Nous avons beaucoup à faire. » souffla le Roi-Liche, d’une voix profonde, froide comme la mort.

« Oui, mon Maître. »

 

Direction artistique : Messire_Lie    texte : Frogahkiin

 

DRAMO

DRAMO 6/6 – Le Guerrier – Lève-toi, Guerrier

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