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Un épisode que j’adore de l’Odyssée, car c’est du jeu vidéo à ce stade, la fameuse rencontre de Charybde et Scylla. Donc, le “trou des chiottes“, c’est Charybde hein… c’est un siphon qui recrache et régurgite régulièrement les navires échoués et autres monstres marins.

Mais comme Ulysse j’ai fait le choix de dessiner Scylla uniquement, car c’est tellement plus badass une hydre, plutôt qu’un immense tourbillon !

C’est un passage intéressant des chants d’Homère, d’ailleurs. L’équipage doit faire le choix du monstre qu’ils doivent affronter pour traverser les Planktes, les écueils inévitables pour retourner à Ithaque.

Le prochain dessin sera probablement le dernier de la série “Odyssée” ! Ça ne devait pas être une série, c’était juste un petit délire que j’ai eu. Un bon prétexte pour reprendre le boulot !

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Odyssée… de Charybde en Scylla !

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La blague est bien facile, mais ça me permet de rester cohérent (lol) avec l’épisode de la rencontre des Sirènes. On ne le rappellera jamais assez : une sirène c’est une connasse ailée qui vient pour te bouffer, c’est tout.

Ouais ouais ouais, la cohérence ! Ulysse est attaché au poteau, il a la cire d’abeille dans les oreilles, et les sirènes assaillent le navire. Propre, propre !

 

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Odyssée et déceptions

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Lourd épisode, le passage d’Ulysse aux enfers… il y rencontre plein de gens, entre ses parents, les autres héros tombés pendant la Guerre de Troie, les damnés célèbres – Sisyphe, Tantale, Minos – et même l’ombre d’Héraklès en train de faire… la débile ?!

Ça en fait des trucs à faire. Je me suis contenté de représenter le leitmotiv de la descente d’Ulysse dans l’Autre Monde : la consultation de l’oracle Tirésias.

Et les réactions des autres âmes sont assez similaires à celles de mon public. Les jeux de mots, tout ça…

 

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Odyssée et Destinée

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J’ai eu très peu de temps pour réaliser l’idée que j’avais sur l’épisode de Circé la magicienne, j’ai fait ça pour respirer un peu au taf.

Mine de rien, j’en suis assez content. L’épisode des Lestrygons, on le zappe, car c’est pas le plus palpitant… quoique hein, des géants tout nus ça peut être rigolo.

*Oui ça n’a rien de beauf, je ne parle pas des jambons de Circé… mais de ceux du porc.

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Odyssée et jambons !*

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Y’a du vécu là-dedans ? Pas du tout !

Je me suis seulement inspiré de l’attitude et des postures très sensuelles d’un bon ami à moi, qui nous régale de sa philosophie, un peu arrosée s’entend.

J’ai encore droit à une bonne note pour la super vanne littéraire ? On se demande à quoi servent les études.

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Odyssée Arrosée !

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Trois jours mois que je me dis “ouais, faudrait peut-être sortir ton blog de la nécropole nan ?“, ouais mais… j’ai des projets, j’ai un Artstation, j’ai la Corée du Nord à sauver… gnagnagna blablabla.

Donc on repart tranquillement avec une photo dégueue prise avec mon portable dégueu d’un exercice de détournement du Discobole que j’ai bricolé en cours de modèle vivant. Eh ouais, l’humour est à son paroxysme littéraire. Bravo.

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Brave Odyssée !

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illustration colorisée et optimisée par Clément Lieven, alias Messire_Lie

C’était une nuit d’orage, une belle nuit, terrifiante et tonitruante qui se déclarait en Cysgod. Les gouttes de la pluie tombaient avec force, se plantant dans les herbes et les arbres morts, de merveilleuses hallebardes d’eau froide.

Une masse sombre évoluait dans cette tempête, sans crainte ni défaillance. La silhouette grimpait peu à peu les marches rustiques d’un tertre isolé, quelque part dans les montagnes de Noxora…

Qui était-ce ?

Quelle importance ?

L’être, coiffé d’un casque rouillé, orné d’un panache déplumé, marchait seul sur cet escalier moussu. Animé d’un désir inconnu. Son armure recevait l’éclat de l’averse, cela ne dérangeait pas son propriétaire. Il était drapé d’un immense manteau de fourrure blanche, salie par le temps et un entretien des plus sommaires. L’être ne semblait pas avoir froid. Pas du tout.

Ce qui intéressait ce personnage, c’était la chose au sommet de ce tertre. Une tombe nue perdue dans les gravats et les rocailles. La terre, depuis longtemps inerte, était recouverte d’un épineux en piteux état.

Une inscription dessus ?

CI-GÎT
ROGAH
Gloire au Vainqueur de l’Atrophié

L’être inclina la tête pour mieux lire la stèle. Aucun intérêt. C’était la dépouille qui importait. Une volute de magie, d’un blanc de brume, ruissela entre les doigts de l’être. L’étincelle s’éleva doucement, puis de petits éclairs commencèrent à apparaître, pour frapper les monticules de terre alentours. La boule se mit à grossir, elle prit de l’ampleur, les éclairs se firent brutaux, violents. Ils zébrèrent la tombe, brisèrent la stèle en fragments de poussière. La terre se souleva, les cailloux explosèrent, volant dans la marée de pluie…

Qui était-ce ?

Un vandale, un pilleur de tombes, quelle importance ?

C’est la dépouille qui importait. Dans un ouragan sifflant, froid et rude comme le solstice d’hiver… il s’éleva. Le cadavre de Rogah, le Vainqueur de l’Atrophié, héros d’un temps jadis, émergea de sa tombe.
Le marionnettiste, ordonnateur de ce triste spectacle, poursuivait son ouvrage. La volute de magie se promenait d’une main à l’autre, et le cadavre lévita pour lui, à quelques mètres du sol en désordre. Rogah n’était plus qu’un corps sans vie. Une dépouille squelettique. Méconnaissable. En un tournemain, usant d’un affreux sortilège, l’être redonna à Rogah son lustre d’autrefois. Son apogée.

Il lui rendit son armure d’os, son manteau en lambeaux, et lui offrit de nouvelles jambes, composées de chair putréfiées… spectrales… Les orbites vides du crâne du Vainqueur de l’Atrophié s’illuminèrent. De petites chandelles s’étaient doucement allumées.

Rogah ne pouvait pas respirer. Pourtant, il se sentait à nouveau vivant. La douleur ne l’avait pas quitté. Il se souvenait de… la guerre. La guerre infinie. La guerre qui tue, enlève, dérobe aux gens de bien. Un frisson de colère naquit dans son coeur de mort. Il n’avait que trop dormi. Soudain, surpris par une immense et fulgurante faiblesse, Rogah s’agenouilla devant son bienfaiteur. Il l’observa sans jugement aucun.

Qui était-ce ?

Quelle importance ?

Serait-ce un guerrier, lui aussi ?

L’être contempla un long moment le cadavre qu’il venait de réveiller. Avec des gestes précautionneux, il s’empara du casque qui masquait son visage. Un visage défiguré. Une balafre profonde, montant du cou jusqu’au sommet du front. Vieux combat. Autre vie. Autre époque. Cela n’évoquait rien dans l’esprit malade du Vainqueur de l’Atrophié.

Rien… une rancoeur ? Une vengeance ?

Non.

De la gratitude. Il devait remercier cette personne. Il sentait, tout au fond de lui, que c’était ce qu’il ferait de mieux, à présent.

« Lève-toi, Guerrier. Nous avons beaucoup à faire. » souffla le Roi-Liche, d’une voix profonde, froide comme la mort.

« Oui, mon Maître. »

 

Direction artistique : Messire_Lie    texte : Frogahkiin

 

DRAMO

DRAMO 6/6 – Le Guerrier – Lève-toi, Guerrier

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